S. Joann. i
manquera pas d'établir à leurs yeux ce qu'il est par sa doctrine et par ses œuvres. Il les renverra fréquemment aux Écritures qu'ils connaissent et qui ont parlé de lui, (( nonne legistis? ». Il en appellera à ses miracles qui parlent de lui : « Opéra qiice ego facio testimonium jjerhibent de nie^. " Il s'environnera d'une splendeur de révélation propre et incessante, très -décisive. Aussi, ira-t-il jusqu'à dire, et en toute vérité, qu'il n'a pas besoin du témoignage des hommes, que Jean-Baptiste lui-même ne lui est pas indispensable. « Ego non ah homine testimp- « nium accipio — Claritatem meam ah hominihus non ac- « cipio — haheo testimonium majusJoanne^. «
Toutefois pour multiplier en faveur des Juifs les conditions propices, pour solliciter, presser, assiéger en quelque façon leurs intelligences et leurs cœurs, même avant que de paraître, il use d'une ingénieuse insistance. Il se fait précéder d'un homme dont la mission trés-déterminée est de les engager à croire par la sainteté de sa vie et le crédit inattaquable de sa parole « Misons.... ut crederent per illum « s'ils le veulent, en prenant pour point de départ les affirmations autorisées de Jean-Baptiste , ils pourront tous s'acheminer vers la foi. S'ils ne le font pas, ce sera leur faute. Eux seuls auront toute la responsabilité.
C'est précisément là ce qui plus tard doit leur être si sévèrement reproché. Vous m'accusez, leur dira le Sauveur, de me rendre à moi-même témoignage. Cela n'est pas exact. Mon Père me rend témoignage, les Ecritures aussi, mes miracles aussi ; mais, de plus, vous avez parmi vous un témoin vivant, parlant, agissant, qui force votre respect et votre admiration, en qui vous avez confiance puisque vous