‹ Saint Jean-BaptisteChapitre 43 sur 99 · Joaiin., I · texte numérisé non relu

Joaiin., I

« La vie éternelle, » c'est de vous connaître vous seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, le Christ Jésus. « Hœc est vita ceterna, ut cocjnoscant te solum Deum verum, et quem misisti Jesum Christum '. »

Une large, une puissante et constante admiration, premier élément de l'ardeur intime qui prépare les enseignements féconds ^

Nous venons de le dire, l'admiration vivement ressentie veut se faire partager. Supposez qu'un prêlre s'éprenne intimement des vérités auxquelles il croit, qu'il entre en une sorte de vision soutenue de leur magnificence, sans parler ici d'aucun autre Tuotif de zélé, ce prêtre, comme ce savant de tout à l'heure, sera nécessairement pressé du noble besoin dej)roclamer à son tour ce qu'il sait et ce qu'il sent. Il suivra la grande loi de toutes les admirations sincères et profondes qui est l'expansion.

Là surgit l'obstacle. Communiquer la science est chose difficile pour le savant ; communiquer la foi l'est incomparablement plus au croyant et au prêtre. Tant d'ombres pénibles à l'orgueil de la raison se pressent aux avenues du mystère chrétien, tant de conséquences gênantes pour la faiblesse humaine en découlent, que, naturellement parlant, lui ([uile doit révéler à ses semblables se trouve par avance impuissant et déconcerté. 0 mes chères et saintes convictions de l'Évangile, rayons de la crèche et de la Croix,

Page 1