S. Joann., I
5. Voir aussi saint Luc, chipilre xx, 4, 7 et surtout chapKre vu, 29, 50. Ces deux versets sont l'apologie (aite par le Sauveur lui-même du baptême de Jean, comme étant institué de Dieu pour préparer efficacement lésâmes à la venue du Messie. Les publicains et le peuple sont loués de s y être soumis, les pharisiens sont blâmés durement de n'avoir pas voulu le recevoir « consilium Dei spreverunt ».
Voir encore en saint Marc, xi, 29, la question embarrassante posée aux pharisiens par Notre-Seigneur au sujet de la mission de Jean- Baptiste en général et de son baptême en particulier.
SAINT JEAN-IJAPTISÏE. iGÔ
pœnitentiœ ». Entre les deux expressions il y a corrélation étroite, presque identité. Baptiser, prêcher la pénitence, conduire à la pratique de la pénitence, vont de pair. D'où il est tout à fait permis de conclure que le rite saint accompli par Jean-Baptiste avait pour but d'indiquer puissamment les austères conditions de la loi nouvelle, du royaume de Dieu désormais prochain, et pour efficacité d'y acheminer, sous l'influence d'une grâce particulière, les ^esprits et les cœurs. Quoi qu'il en soit, il y avait loin des ablutions même faites par le grand prêtre au baptême du Précurseur. Mais entre ce baptême à son tour et le sacrement qu'allait instituer Jésus-Christ, la distance était incomparablement plus grande encore.
Il suffit pour s'en convaincre de voir en quels termes il est parlé de l'un et de l'autre dans les Évangiles, les actes des Apôtres, les Épitres. La différence ne saurait être plus accentuée ni mieux maintenue. Le Précurseur tout le premier ne manque aucune occasion de dire que son baptême n'a qu'une valeur très-relative, qu'il compte peu comparé à celui que donnera le Messie. Les foules l'entourent, le- pressent, sont disposées à voir en lui le Christ. Comment se défend-il contre cette méprise? « Jean répondit, disant à tous: « A la vérité, je vous baptise moi, avec l'eau; mais il en vient un autre plus grand que moi, de qui je ne mérite pas de dénouer la chaussure. Celui-là vous baptisera dans l'Esprit saint et dans le feu '. »
Quand il affirme à Nicodème surpris, déconcerté, réduit aux plus étranges suppositions, qu'il faut naître une seconde fois, oportet nasci demio, le Sauveur ne mentionne même pas le baptême de Jean. C'est d'un autre baptême par l'eau et par l'Esprit qu'il est question. « En véiité, je vous