S. Luc. III
le dis, celui qui ne renaît point de l'eau et de TEsprit Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu^ »
La mission de baptiser, confiée solennellement aux apôtres, ne se réfère en rien aux rites jusque-là connus et pratiqués. C'est autre chose. « Allez, enseignez toutes les nations, baptisez au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprits » Sur le point de remonter au ciel, que dit encore le Sauveur à ce sujet: « Jean, il est vrai, vous a baptises du baptême d'eau, mais prochainement vous serez baptisés du baptême de l'Esprit^. »
Saint Paul, revenant d'une course apostolique dans le nord de l'Asie Mineure, est à Éphèse. 11 y rencontre des gens qui ne savent même pas s'il y a un Saint-Esprit. « En qui donc avez-vous été baptisés? » leur demunde-t-il. El ceux-ci de répondre : « Dans le baptême de Jean. » — « Jean, reprend saint Paul, a conféré le baptême de pénitence au nom de Celui qui devait venir après lui, au nom de Jésus*. »
Sur cette explication ils furent tous baptisés au nom du Seigneur Jésus. His auditis baptizati sunt in nomine Jesu. La distinction ne saurait être affirmée plus catégoriquement. Il y a un baptême de Jean et un baptême de Jésus. Le premier, n'étant qu'une invitation à l'esprit de pénitence, ne suffit pas. Il faut se soumettre au second. Et pour s'y soumettre, d'après le récit des Actes, les auditeurs de saint Paul n'ont pas même besoin d'une invitation réitérée. La première proposition qui leur est faite les yagne et les convainc : Hls auditis baptizati sunt in nomine Domini Jesu. En quoi consistait la supériorité du baptême sacramentel