Matth., ni
Maldonat : Ergo hoc loco : « in quo p/aati non significat Mat- Ihœus ; quem unice amavi, neque quo valde <lelector,neque in quo conquiesco, ut novi quidam vertunt interprètes, sed in quo, id est per quem placatus ac reconciliatus sum mundo, lioc est, placari et reconciliari decrcvi, in quem, quum intueor, onuiem iram et oflensionem pono. Vuluit enim Pater per vocem illam cœlitus missam declarare non tantum lilium esse suum, sed quorsum etiam mitteret, u libentuis ab horainibusreciperctur. » (Gomment, in Evang.)
est dit on saint Jean sur le même sujet '. Il ressort des deux narrations que, pour accréditer le Messie auprès de ses contemporains, le Précurseur devait attendre cette révélation miraculeuse de son origine, de ses litres, de son excellence, finalement de sa divinité.
Une déclaration qu'il eût été seul à faire, si acceptable déjà qu'elle eût pu et dû paraître à la foule, aurait forcément gardé quelque couleur de bienveillance et d'admiration trop personnelle. 11 fallait une manifestation venue de plus baut, tenue pour divine par un certain nombre de témoins désintéressés et convaincus. A prendre rigoureusement les textes, on pourrait penser que Jésus et Jean- Baptiste seuls entendirent la voix mystérieuse, virent la colombe descendre des cieiix ouverts, mais les commentateurs admettent unannnement que le pbénomène miraculeux fut sensible à tous ceux qui se trouvaient là.
En sorte que lorsque le Précurseur disait : « J'ai vu, et j'affirme que celui-ci est le Fils de Dieu : vidi, et testimonmm perhihui quia hic est Filins Dei- », il ne faisait qu'en appeler devant la foule à un événement de notoriété publique, que d'autres avaient observé aussi bien que lui, et dont ils pouvaient tirer les mêmes conséquences que lui. Tant il est vrai que le christianisme, pour réclamer l'adhésion des esprits et des cœurs, use largement des preuves expérimentales, s'autorise des faits. On peut débattre sans fin l'authenticité des faits évangéliques, les nier, les mettre en doute; on ne peut méconnaître la prétention de la religion révélée à les produire' comme ses titres de choix, à s'y appuyer comme à ses plus solides fondements.
La coïncidence du baptême de Jésus avec la solennelle