‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 25 sur 88 · In Ep. ad. Cor · texte numérisé non relu

In Ep. ad. Cor

trons qui se chargeaient de leur entretien, et ne leur donnaient qu'un salaire très modique*. Des habitants de la campagne, il ne parle pas fréquemment, car il n'avait guère d'occasion de les voir et de s'adresser à eux. Si toutefois il lui est arrivé de tracer de leur vie un tableau quelque peu idyllique', ailleurs il a décrit leur misérable sort en termes sin gulièrement énergiques : « Ils travaillent toute leur vie sans relâche, condamnés à une besogne écrasante, comme des ânes et des mulets; on ne ménage pas plus leurs corps qu'on ne ferait des pierres ; on ne les laisse pas respirer, et, que leurs champs soient fertiles ou non, on les pressure quand même. Peuton concevoir misère comparable à la leur, quand on les voit, à la fin de l'hiver, qu'ils ont passé dans les plus rudes travaux, épuisés par le froid, la pluie, les veilles, retourner chez eux les mains vides, et même rester débiteurs encore; ils tremblent devant les châtiments, les exactions, les rapines des intendants^ »

Enfin, il y avait à Antioche une plèbe à la fois très misérable et très corrompue. J'ai déjà parlé de ces habitués du théâtre et du cirque auxquels Chrysostome'etLibanius attribuent la sédition de 387. Les mendiants abondaient et exploitaient la charité publique avec autant d'impudence que de bassesse*.

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