‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 38 sur 88 · In Ep. ad £ph. aa · texte numérisé non relu

In Ep. ad £ph. aa

4* Ad Ant. x4.

De la part des maîtresses de maison, ilredoute surtout la cruauté. Combien de fois n'arrive-t-il pas que les passants entendent, du fond d'une maison, venir jusqu'à la rue les cris de fureur d'une maîtresse irascible et les cris de douleur de la servante M Et l'orateur nous trace le portrait de la furie qui, appelant son mari à l'aide, fait déshabiller la pauvre esclave, la fait attacher nue au pied du lit, et fouetter sans pitié. Jean ne condamne pas d'une façon absolue les châtiments corporels ; il reconnaît qu'en certains cas ils peuvent être nécessaires. « Mais quoi, me direz-vous, il n'est donc pas permis de frapper? Je ne dis pas cela, car il le faut, mais non pas constamment ni avec excès*. » Et surtout, — c'est là une restriction bien chrétienne, — il faut châtier non par égoïsme, et pour des fautes commises dans le service, mais dans l'intérêt même de l'esclave, quand il s'agit de le corriger de ses vices.

Mais d'autre part Chrysostome ne prêche pas moins aux esclaves leurs devoirs envers les maîtres, qu'aux maîtres leurs devoirs envers les esclaves. Il y a réciprocité entière : l'un a droit à être bien servi, comme l'autre à être bien traité*. U faut dire aussi un mot du rôle qu'il espère voir jouer, dans les familles restées païennes, par les esclaves chrétiens i il croit qu'ils peuvent être encore, comme il était souvent arrivé à l'époque antérieure au triomphe de

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