‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 41 sur 88 · Ch. 53 et · texte numérisé non relu

Ch. 53 et

ment condamné le mariage d'argent; sans cesse il y revient dans ses homélies. Rien ne le choque comme ce nom de contrat (a'uvàX).aY(xa) que Ton donne au mariage et qui le caractérise bien en effet, tel qu'on le pratique *. Au lieu de tant se préoccuper des clauses et de consulter sans cesse les jurisconsultes, qu'on suive les avis de saint Paul, qu'on imite l'exemple d'Abraham*.

On peut douter que Jean ait eu beaucoup de succès quand il renouvelait ces avis ; il entreprenait une œuvre plus pratique, et il est vraisemblable qu'il a obtenu plus de résultats quand il travaillait à expurger les cérémonies des noces de toutes les coutumes païennes plus ou moins libres qu'elles continuaient à comprendre. En particulier il a tout fait pour amener ses fidèles à supprimer l'usage de la 7C0[xin{, selon le terme grec, de la deductio sponsae selon l'expression romaine, c'est-à-dire de ce cortège, qui, prenant la fiancée à la maison paternelle, la conduisait, à la tombée de la nuit, jusqu'à la maison de l'époux, et il n'a pas moins insisté pour faire disparaître le banquet qui suivait, et qui, mêlé de chants, danses, intermèdes dramatiques, autorisait chez les convives de grandes licences et fournissait un prétexte pour introduire dans la demeure conjugale les mimes et les danseuses. Mais les habitants d'Antioche tenaient beaucoup à ces rites reçus des an-

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