‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 42 sur 88 · la Mallh · texte numérisé non relu

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cêtres; il leur semblait à peine possible qu'un mariage fût valable s'ils n'avaient pas été observés. Jean dut renouveler sans cesse ses eflTorts. Quelque résistance qu'il rencontrât, il n'en devait pas moins être manifeste à la plupart que ces coutumes étaient inconciliables avec le christianisme, et on peut penser qu'il n'a pas entièrement perdu sa peine en s'efforçant de les abolir.

Le mariage une fois célébré, de plus graves abus provoquent les critiques de Cbrysostome. Même dans la' société chrétienne, les divorces se multipliaient sans scrupule pour des motifs souvent futiles, et de nouvelles unions étaient contractées après plusieurs veuvages successifs. Défense absolue au mari de répudier sa femme sauf dans le cas d'adultère, telle est la loi que rappelle sans cesse l'orateur*. Quant aux secondes noces, il recommande de les éviter, mais connaissant la faiblesse humaine, il les tolère. Sur ce point encore, il se borne a peu prè» à reproduire, en les commentant, les préceptes de saint Paul.

Mais le souci prédominant de Cbrysostome, quand il parle du mariage, est de bien établir l'égalité parfaite des deux époux; car c'est ce qu'il avait le plus de peine à faire admettre à son public. A voir avec quelle insistance il répète que l'inBdélité de l'homme est aussi répréhensible que celle de la femme, on sent bien que la plupart de ses auditeurs

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