I. In AnnaiDf
Pour achever cetle éducation véritablement chré* tienne, dont les bons exemples reçus au foyer de la famille sont les plus sûrs garants, Chrysostome, au moment où il écrivit son jépologie de la Vie monastique *, c'est-à-dire dans un de ses premiers ouvrages, donnait un conseil qu'il importe de signaler : il voulait qu'on envoyât les jeunes gens, avant de les laisser entrer dans la vie active, faire une sorte de retraite dans un monastère. Il nous apprend même que la chose n'était pas sans exemple; c'est une coutume qu'il veut, non pas introduire pour la première fois, mais rendre plus commune. Reconnut-il plus tard qu'elle était cependant difficile à généraliser? Toujours est-il que dans aucune de ses homélies il n'a reproduit la même exigence.
Enfin, avant de terminer cet exposé des conseils que Chrysostome donne aux pères et aux mères pour maintenir dans les familles une haute moralité et des habitudes strictement chrétiennes, puisque nous avons montré comment il voulut réformer les cérémonies du mariage, voyons-le maintenant entreprendre la même tâche en ce qui concerne les cérémonies funéraires. A ce moment solennel, à cette heure où il s'agit de montrer a que le Christianisme n'est pas un badinage et un enfantillage » ', Jean s'efforce de réprimer les excès d'un désespoir trop démonstratif : « Je ne défends pas la tristesse, mais