I. In Ep. ad Heb. 4 9« De Saccrd. i
soites de pièces étaient restées tout à fait analogue» à celles du théâtre latin, tel que nous le connaissons, aux premiers siècles de Tempire, notamment par Juvénal et Maitial. Le sujet des mimes était presque toujours un adultère; l'intrigue était égayée par les plaisanteries les plus grossières, par le rôle grotesque du Stupidus, poursuivi de taloches et de soufflets *. Les gens d'Antioche étaient également fous de musique : ils aimaient beaucoup les cantica^ dont le thème était pris aux vieilles légendes d'amour mythologique, et dont la musique était voluptueuse et tendre '. La mise en scène était d'ordinaire très luxueuse. Les rôles de femmes étaient tantôt tenus par des actrices peu vêtues, tantôt par des hommes que Jean méprise tout autant '. Ainsi une force vulgaire, des sortes de ballets ou de scènes lyriques où l'indécence n'était pas moindre, tels étaient les deux seuls genres dramatiques en vogue. Ajoutons qu'au théâtre, comme dans les banquets, paraissaient souvent des bouffons, deséquihbristes, des jongleurs, des funambules.
Le cirque n'était pas moins aimé, et en Syrie particulièrement la vogue des courses était très grande ; les meilleurs acteurs, disait-on, venaient de Tyr ou de Béryte, et les meilleurs danseurs de Césarée ; les plus fameux cochers venaient de Laodicée. Les grands d'Antioche, quand ils avaient à faire les frais d'une