‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 49 sur 88 · In Joannem · texte numérisé non relu

In Joannem

de tous. On savait comme aujourd'hui l'exacte généalogie des chevaux fameux, et on supputait leurs chances^. Les athlètes aussi étaient populaires, et on ne les considérait pas comme infâmes, ainsi que les acteurs à la popularité desquels se mêlait une forte dose de mépris. Enfin autour de ce personnel de danseurs et de danseuses, d'actrices et de cochers, vaguait cette foule de parasites et de claqueurs, qu'on trouvait au premier rang dans les séditions, et qui paraissent avoirjoué le premier rôle dans celle de 887; ils étaient, selon Libanius*, au moins quatre cents.

Tous les grands évêques du temps ont mené campagne contre les spectacles ; nul avec plus de véhémence et plus constamment que Chrysostome. Dès la première année de sa prédication à Ântioche, il se met a l'œuvre ; pendant les années les plus occupées de son. épiscopat à Constantinople, son zèle n'avait pas fléchi. Simple prêtre, nous le voyons annoncer qu'il n'hésitera pas à prendre des mesures rigoureuses ; évèque, nous le voyons une fois prononcer l'exclusion contre ceux qui enfreignent ses ordres.

Ces indisciplinés étaient nombreux; on discutait avec Chrysostome; on le raillait : « Quel mal y a-t-il à voir courir des chevaux? A qui fera-t-on croire que de pareils spectacles font courir péril de damnation*?» Et de même quel mal y a-t-il à aller se distraire un jour à quelque mime ou à quelque pantomime ? Du

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