I. In. Ep. I, ad Thess. 6, 9. n Matth. ii
un Dieu suprême, à l*im mortalité de Tàme, à la justice future.
Ces conseils sont pleins de modération et de sagesse ; sans doute Chrysostome avait les idées de son temps; il n'était pas véritablement tolérant, quoique parfois, par exemple quand il écrivait le Traité du Sacerdoce *, il ait été fort proche de Têtre ; et même, par une évolution contraire à celle qu'ont subie certaines autres de ses idées, en vieillissant, il semble être devenu de moins en moins libéral. Selon des témoignages sûrs, pendant son épiscopat, il était assez disposé à admettre le recours au bras séculier. Pendant son exil, quand il entreprit, avec un zèle admirable, la conversion de la Phénicie, il vit les missionnaires qu'il encourageait se heurtera des résistances violentes, et lui-même parut porté à souhaiter des mesures énergiques'. Mais si Chrysostome avait les idées de son temps, il les tempérait en pratique par la charité ; par exemple un des griefs qu'on produisit contre lui au concile du Chêne fut qu'il avait couvert certains païens de sa protection contre des chrétiens.
La sévérité de Jean est plus grande contre les hérétiques que contre les païens. Marcionites, Manichéens, Novatiens, il ne voit en eux que des hypocrites, victimes de leur orgueil et de leur envie. Il n'hésite pas à réclamer contre eux l'intervention de la loi, et sa thèse sur ce point est qu'il ne faut jamais