‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 59 sur 88 · I. InMatth. 4G · texte numérisé non relu

I. InMatth. 4G

vie, dans son bon sens, en bonne santé ». Et pour le baptême, vous attendez que le médecin vous force, en vous disant à Toreilie : « Il le faut* ». Mais il réussissait assez rarement, en temps ordinaire, à décider les catéchumènes. Au contraire, quand quelque catastrophe survenait, on se pressait aux baptistères. En 4oo, quand Jean prêchait à Constan tinople sur les Actes des Apôtres *, il rappelait un jour à son auditoire comment. Tannée précédente, au lendemain d'un tremblement de terre, on s'était fait baptiser en masse.

Très exigeant pour ce qui lui paraissait essentiel, très rigoureux pour tout relâchement des mœurs, Chrysostome, cependant, avec infiniment de bon sens, ne se montrait -nullement hostile à certains adoucissements de la discipline, que lui semblaient rendre inévitables le changement des temps et le développement pris chaque jour par la communauté chrétienne. Ainsi, bien que nous ne trouvions pas dans ses homélies des renseignements extrêmement précis sur les règles qu'on suivait à Antioche dans l'administration de la pénitence, cependant on peut croire, à certains indices, que Jean se résignait à voir la discipline perdre un peu de son ancienne rigueur. Un des griefs produits contre lui au synode du Chêne fut qu'il poussait au relâchement en disant : « Si tu pèches de nouveau, fais de nouveau pénitence, et

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