‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 6 sur 88 · I. La mère de saint Grégoire de Nazianze · texte numérisé non relu

I. La mère de saint Grégoire de Nazianze

L'éducalian classique au iv® siècle continuait à être organisée en somme selon les cadres qui lui avaient été imposés dès une époque fort ancienne. L'enfant, après avoir appris à lire et à écrire, était exercé par le grammairien à la connaissance de la langue et de l'histoire, et à l'explication des poètes. Il passait ensuite aux mains des rhéteurs, et, s'il en avait le goût, à celles des philosophes. Les plus grands écrivains chrétiens du IV® siècle ont parcouru tout le cycle de ces études classiques, et quelques-uns d'entre eux sont même allés les compléter à Athènes, qui restait la ville universitaire par excellence des pays de langue grecque : ainsi Basile, ainsi son ami Grégoire de Nazianze. Il ne faudrait pas croire cependant que la plupart des familles, et, avec elles, des étudiants, attachassent à une large culture générale autant d'importance que ces grands exemples nous porteraient à le penser. Les utilitaires ne manquaient point, etLibanius souvent s'est emporté contre eux. Parvenir aux fonctions publiques était l'ambition la plus commune, et pour cela les études juridiques, certaines connaissances pratiques, étaient d'une utilité plus directe que la rhétorique ou la philosophie. Libanius prétend* que les jeunes gens sont surtout préoccupés de deux choses : savoir assez de latin pour bien user des formules du style administratif; posséder à fond la sténographie, l'habitude de ces notœ qui étaient alors indispensables aux fonctionnaires. Jean, sans être allé, comme Basile etGré-

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