‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 8 sur 88 · Ep · texte numérisé non relu

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lettré qu'il avait été et demeura toujours. Son éloquence est puisée souvent aux modèles classiques. Les souvenirs directs de Platon, vers lequel il devait, avec son tour d'esprit assez volontiers poétique, être naturellement attiré, ne sont pas rares chez lui. Enfin il serait intéressant de rechercher — et la recherche ne serait pas infructueuse — les particularités de style qui appartiennent à son siècle et nous font sentir en lui le contemporain et l'élève de Libanius. Mais qu'il y a loin de lui à un Synésius, par exemple, aussi philosophe au moins que chrétien ! Qu'il y a loin de lui à un Grégoire de Nazianze, gardant toute sa vie la sensibilité de l'artiste, l'impressionnabilité du poète, et composant ses meilleurs vers non point dans une intention didactique, mais par un instinct spontané de rêveur uni à un très fin sentiment de l'art ! Chrysostome n'a point gardé, à l'époque de sa maturité, je ne dis point l'enthousiasme pour les lettres dont nous le voyons possédé en ses jeunes années, mais même la large et intelligente tolérance dont saint Basile a fait preuve dans le petit ouvrage auquel je faisais allusion tout à Theure. Très vite il dompta la concupiscence de l'esprit; très vite il cessa d'aimer l'aft et la poésie pour eux-mêmes. Les textes que l'on pourrait citer à l'appui sont innombrables dans ses homélies. Il n'épargne ni la rhétorique, où il ne voit qu'une école de vanité*, de faux orgueil, ni les études ' classiques en général*, — il s'est exprimé avec la

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