S. JEAN CHRYSOSTOME. — CHAPITRE VIII
d'après des manuscrits qu'il signale, et» selon nous, il en établit suffisamment l'authenticité ^ . C'est une analyse suc* cincte , mais très-bien faite , d'un certain nombre de nos livres divins. Les autres avaient été analysés de la même manière ; mais une partie de ces précieux résumés , et en particulier ceux du Nouveau -Testament , n'ont pu être retrouvés. Nous devons regretter cette perte. Les études intimes d'un homme supérieur le font souvent mieux connaître que des livres élaborés avec soin pour le public. On y voit les tendances de son talent , et ce qu'il en coûte au génie lui-même de recherches et d'efforts pour arriver à cette hauteur sereine où il semble s'être élevé d'un seul bond. Du reste, la date de ce travail n'est pas certaine. Jean l'avait-il apporté du -désert? Est-ce un souvenir de la grotte , où il passa deux ans, loin de tous les hommes, à étudier, à méditer, à apprendre par cœur le texte inspiré ? Très-probablement, il l'a fait à Antioche, pendant son diaconat , au moment où il se préparait d'une manière plus prochaine au grand ministère de la parole. Du moins on peut l'induire de son attention à signaler les passages qui lui semblent plus propres à combattre les ennemis de la foi 2. On dirait qu'avant d'entreprendre ces vastes commentaires qui devaient être son œuvre capitale, il a tenu à jalonner lui-même avec soin la route qu'il voulait parcourir.
< Voir la noie P à la fin du volume. 3 Chrys., t. 6, p. 311.