‹ Saint-Jean de Maurienne au XVIe siècleChapitre 15 sur 36 · Chapitre de la Chambre 600 fi. 203 11. 2 s: 2 q · texte numérisé non relu

Chapitre de la Chambre 600 fi. 203 11. 2 s: 2 q

Cure de Saint-Julien.,. 60 fl. 20 fl. 3 s. 2q.

Cure du Châtel 60 fl. 20 il. 4 s.

Le religieux dudit lieu. 32 fl. 10 fl, 9 s. 2 q.

Prieuré d'Extra vache... 154 fl. 36 fl. 11 s. 2 q.

L*année suivante, le clergé de Maurienoe tint une assemblée générale, dans laquelle il accorda à Charles-Emmanuel un don de 1,200 écus de cinq florins. Les chanoines Henri Bollier, Jacques et Jean-Jacques Rapin, et Eynard Perret furent chargés de dresser les rôles, dont on nous permettra de présenter encore quelques extraits (2) :

Saint-Jean de Maurienne : Tévêchéj 2,300 fl.; le Chapitre, en sus de ce qu'il doit pour les bénëflees qui lui

(1) Archivea du Chapitre.

(2) Archives d'Arves.

sont unis, 107 fl.; la cure de la cité, 28 fl.; la chapelle de Bonne-Nouvelle, 12 fl. 12 s.

Aiguebelle : la cure de Notre-Dame de la Roche, 6 fl. 6 s.; le prieuré et cure de Saint-Etienne, 54 fl.; le chapitre de Sainte-Catherine, 450 fl.

Alton : le prieuré, 200 fl.

Betton : Tabbaye, pour les biens situés en Maurienne, 23 fl.

Chamoux ; le chapitre, 50 fl.; le prieuré, 21 fl. 8 s.; la cure, 21 fl. 8 s.; la sécrétante, 13 fl.

Châtel : le prieuré, 9 fl. 9 s.; la cure, 30 fl. 6 s.

Extravache : le prieuré, 10 fl. 10 s.

La Chambre : les Cordeliers, 20 fl.; le chapitre, 205 fl.; la chapelle de l'hôpital et le prieuré de la Magdeleine au Pont-Renard, 13 fl.

Le Montcenis : la prévôté, pour les biens situés en Maurienne, 15 fl.

Saint-Julien : le prieuré, 97 fl. 6 s.; la cure, 14 fl.

Le rôle comprend : 4 chapitres, 3 couvents, 12 prieurés, 95 cures et 148 chapelles.

Ainsi, en 1581 et en 1582, pour ne citer que ces deux années, pendant que le tiers-état payait le trente-huitième du revenu de ses terres pour la gabelle et le quarante-huitième pour le don gratuit, le clergé versait en moyenne près du tiers du revenu des sienneà. Il est vrai qu'il ne payait pas à titre de gabelle, qu'il y avait des années d'exemption et qu'il fallait l'autorisation du pape : voilà, au fond, en quoi consistait le fameux privilège du clergé.

Mais il y avait les dîmes et le casuel. Oui, comme le tiers-état avait l'industrie, le commerce, les professions libérales, les arts mécaniques, etc.

Cependant, quand le tiers-état se plaignait que

les deux premiers ordres fussent exempts de la gabelle, il n'avait pas tort, à son point de vue, en ce sens que, si le clergé et la noblesse avaient pris une partie de cet impôt, il eût peut-être été déchargé d'autant. Mais, en ce cas, il eût été juste de réduire les charges spéciales à ces deux ordres. Le clergé et la noblesse y auraient peut-être gagné, mais probablement le duc de Savoie y aurait perdu.

Ce n'est donc pas de la Maurienne, ce n'est pas de la Savoie que l'on peut dire : t Le pauvre peuple seul payait pour la terre, en moyenne, la moitié de la valeur du revenu ; les nobles et le clergé, rien du tout; et ils possédaient les deiux) tiers du territoire. »

Mais le clergé français ? dira-t-on. Le clergé français payait des départements, comme le clergé savoyard payait des subsides et des dons gratuits. Le lecteur en trouvera la preuve dans le Remeii des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France, t. VIII, titre IL

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