‹ Saint Jean et la fin de l'age apostoliqueChapitre 12 sur 76 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

tion et l'Évangile de S. Jean, le groupe de chrétiens, dont nous parlons, ne crut pouvoir mieux faire que de mettre en doute l'authenticité même de ces écrits *. Gens simples et peu instruits, comme l'était le commun des fidèles en ces provinces éloignées, ils se contentaient apparemment de nos premiers évangélistes, et n'entendaient guère les enseignements plus abstraits du quatrième. Comparant ces derniers aux formes populaires des synoptiques2, et les trouvant d'un extérieur si différent, ils purent, de bonne foi, en méconnaître l'origine, et tenir à devoir de les discréditer.

Dénués de toute autorité, les fauteurs de cette nouveauté trouvèrent peu de crédit hors des bourgades phrygiennes où ils dogmatisaient, et la croyance unanime des contemporains sur ce sujet n'en parut pas ébranlée. Nous voyons, en effet, dans l'Église, voisine, mais plus éclairée d'Hiérapolis, Apollinaire, son évêque, citer comme

1 S. Épiphane, Hxres., u. — Philaster., De Hxres., li.

2 Nul besoin de rappeler qu'on comprend, sous ce nom, les trois premiers Évangiles, parce que l'on peut en quelque sorte embrasser d'un coup d'oeil leur plan commun.

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