INTRODUCTION XXV
vrir, dans quelques documents de cette époque, des traces d'opposition à l'authenticité de notre Évangile ; ils citent notamment un prologue latin de S. Marc1, les doctrines professées par les hérétiques antitrinitaires, Théodote et Artémon2. Aucune de ces tentatives laborieusement échafaudées ne porte sur de fermes assises. Vinssent -elles d'ailleurs àsoutenir les objections qui les assaillent, elles ne feraient que joindre quelques sons discordants à la voix des Aloges. Et que vaudrait cette infime minorité contre la masse des témoins qui s'accordent, au 11e et au m0 siècles, à citer l'Évangile de S. Jean, et à en assurer l'authenticité? Que vaut-elle surtout contre les déclarations formelles de S. Irénée? Ce dernier témoignage est si écrasant que nos adversaires n'ont d'autre ressource, pour y échapper, que d'en discréditer l'auteur. A les entendre, le vénérable évèque de Lyon, tenu jusqu'à nos jours en si haute estime.
et les Aloges romains, dans la Revue biblique, t. VI, 1897 p. 516-534.
1 Corssen, Monarchianische Prologe zu den. vier Ecange. lien, Leipzig, 1896, p. 30-50. Voir la réfutation de celte hypothèse dans Camerlinck, De quarti Evangelii auctore, p. 177-
2 Cf. Camerlinck, op. cit., p. 173 et suiv.