‹ Saint Jean et la fin de l'age apostoliqueChapitre 20 sur 76 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

aimait1 »; telles sont les formes discrètes dont il s'enveloppe. Ces locutions supposent une personne connue du lecteur, et les circonstances où elle parait témoignent qu'il s'agit d'un apôtre. Enfin la même formule revient, en manière de conclusion au dernier chapitre2 ; « c'est ce même disciple qui atteste ces choses, et nous savons que son témoignage est véridique ». Étant donné que, d'après les synoptiques, Jésus honorait d'une confiance particulière trois de ses apôtres, Pierre, Jacques et Jean3; que Jacques était mort longtemps avant la rédaction du quatrième Évangile (en l'an ii) ; que Pierre, de son côté, est explicitement désigné, dans cet ouvrage, comme distinct du « disciple que Jésus aimait4 », il reste que ce disciple doit être Jean lui-même. D'autre part, on sent qu'entre cet apôtre inconnu et l'auteur du livre, il existe une connexion si étroite qu'elle ressemble fort à

1 Joan., xvih, 15, 16; xx, 2, 10; xill, 23; XIX, 26; xx, 2; xxi,

2 Joan., xxi, 24.

3 Les exemples en sont nombreux : à la transfiguration, Matth., xvii, 1 ; Marc, ix, 1 ; Luc, ix, 28; à la guérison de la fille de Jaïre*: Marc, v, 37; Luc, vm, 51; au jardin des Oliviers : Marc, xrv, 33; Matth., xxvi, 37.

* Joan., xin, 24; xvih, 15 et suiv. ; xx, 2; xxi, 7, 20, etc.

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