XXXII INTRODUCTION
11 existe , entre le quatrième Évangile et les Épîtres de S. Jean, des rapports si étroits et tout ensemble si apparents, que la première de ces Épîtres a pu même être tenue pour la lettre d'envoi de l'Évangile. Un prologue, également mystique; unilé d'idées fondamentales sur le monde et le Christ, sur le rôle des créatures à l'égard de Dieu; mêmes images abstraites, comme « demeurer en Dieu dans la lumière, dans les ténèbres, dans la mort » ; identité de pensées et de langage : en faut-il plus pour conclure à l'identité d'auteur? Aussi l'authenticité de la première Épitre n'at-elle guère été contestée avant notre époque. Dès la plus haute antiquité, nous la trouvons alléguée par les auteurs ecclésiastiques. S. Polycarpe et
ment attaquée : l'Ange de la piscine de Béthesda (ch. v, 3. 4), le récit de la femme adultère (ch. vu, 53; ch. vm, 11); enfin, le dernier chapitre (ch. xxi). Les deux premiers épisodes n'existent pas dans un très grand nombre de manuscrits. Le chapitre xxi, au contraire, est reproduit dans tous; son authenticité n'est donc contestée que pour des motifs internes. L'étude substantielle de ces trois passages se trouve, avec une argumentation très serrée, dans le Dictionnaire de la Bible, article : Évancile de S. Jean, signé de M. Mangenot.