INTRODUCTION XXXIII
Papias. tous deux disciples de l'apôtre S. Jean, montrent qu'ils la connaissent. Au rapport d'Eusèbe, ce dernier même en faisait des citations littérales1. S. Irénée reproduit expressément deux passages de la première Épitre'2, en attestant qu'elle est bien l'œuvre de Jean. Eusèbe confirme son témoignage3. Le Canon de Muratori rapporte le premier verset et en tire des conclusions. A partir de ce moment, la tradition est si unanime que nous croyons inutile d'y insister4. Remarquons, toutefois, que Denys d'Alexandrie d'accord avec les Aloges pour nier l'authenticité de l'Apocalypse, se sépare d'eux en ce qui touche celle de la première Épitre5, tant elle lui semble incontestable.
La même évidence appartient aux deux autres lettres, qui diffèrent de la première en plusieurs points. Tandis que celle-ci parait avoir eu en vue
1 Phil., vin. — Funk, Patrum apostolic. opéra, Tubingue 1887, t. I, p. 274. — Eusèbe, Hist. eccles., m, 39, t. XX, col'
2 S. Irénée, Adv. Hœr., m, i6, 8.
3 Eusèbe, op. cit., v, 8.
4 Tertullien, De Prxscripl., 33. — S. Cyprien, Epist., xxv, n» 2; lvi. 2. — Clém. à" Al., Pxdag., m, 11, 12, etc.
5 Eusèbe, Hist. eccles., vu, 25.