‹ Saint Jean et la fin de l'age apostoliqueChapitre 25 sur 76 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

l'Église entière, et garde le caractère, ainsi que la longueur d'un exposé doctrinal, la seconde et la troisième Épitres sont de simples billets adressés à des personnes déterminées : l'un à une dame, désignée sous le nom d'Elecla, en qui l'on croit voir une Église particulière ; l'autre, à un chrétien d'Asie Mineure, nommé Gaïus. Nous étudierons la teneur de ces écrits dans le cours de l'ouvrage. Les notes d'authenticité sont à peu près les mêmes pour l'un comme pour l'autre. Il semble évident, tout d'abord, qu'ils procèdent de la même main. S. Jean s'y donne au début le litre de xpeaôikspoç, « vieillard », qui parait convenir aussi bien à son grand âge qu'à sa dignité d'apôtre, et pouvait servir à le distinguer de toute autre personne portant le même nom. Il use des tours de langage que nous avons relevés dans la première Épitre, et qui s'accordent si justement avec le style abstrait du quatrième Évangile ; enfin, les erreurs qu'il dénonce sont identiques à celles contre lesquelles il s'est élevé.

Ce serait néanmoins une erreur de croire que ces deux lettres ont été dès l'origine unanimement attribuées à leur véritable auteur. Si leur existence est constatée, dans les premiers temps, sous forme

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