INTRODUCTION XIII
pler, sans frémir, la lumière aveuglante des cieux ; puis, descendu de ces hauteurs, fatiguant ses disciples pardes exhortations continues « à s'aimer les uns les autres ». S'il fulmine parfois, en «vrai fils du Tonnerre' », contre les évèques prévaricateurs2, combien plus souvent il s'inspire de l'amour dont son cœur a recueilli le parfum sur la poitrine de Jésus!
Il nous conviendrait mieux de regarder uniquement ce touchant côté de sa physionomie, avec l'espoir d'y retrouver quelques traits de la céleste figure qui l'avait ravi. Mais les attaques perpétuelles, dont son œuvre est assaillie, nous contraignent de renoncer à cet attrait pour poser sur un solide fondement l'objet même de nos études : ces écrits inspirés, où il nous a révélé le Sauveur dans un éclat nouveau. Certes, nous ne sentons aucun goût pour discuter les questions agitées à cette heure, comme par exemple, de savoir si « Jésus s'est cru Dieu » , ou bien encore, « à quel moment il a pris conscience de sa Messianité ». Outre que le Mystère de l'Incarnation restera toujours
1 Marc, m, 17.
2 Apocal., Lettre aux sept Églises, i-ih.