LIVRE III
u Nous avons, disaient les Pères orientaux, institué pour évêque de la très-illustre Église de Constantinople le très-saint et très-vénéré Nectaire, d'un accord unanime, en présence du très-religieux empereur Théodose et conformément aux suffrages du clergé et de toute la villes
(( Il a été également pourvu par nous aux besoins de l'Église d'Antioclie, cette ville antique et vraiment apostolique, où le nom de chrétien a été adopté pour la première fois. Le très-saint et très-révéré Flavien ayant été élu et ordonné par le concours unanime de la ville, de son clergé et des évoques du diocèse d'Orient, nous avons, d'une commune voix aussi, ratifié son ordination-. »
En ce qui concernait l'Église de Jérusalem, « cette mère de toutes les Églises, » le concile maintenait à sa tête « le très-vénérable Cyrille, son évoque légitime, confesseur courageux de la foi catholique, exercé dans les combats contre la perfidie arienne, banni et emprisonné en divers lieux ^. »
Timothée avait été confirmé par le concile dans la possession du siège d'Alexandrie ; mais l'épître synodique n'en disait rien, de peur que les Occidentaux n'y vissent
1 . Reverendissimum ac religiosissimum Nectarium ordinavimus episcopum, in concilio universali, communi omnium consensu, coram religiosissimo imperatore Theodosio, adstipulante omni clero et universa civitate. Ep. Conc. Const., ap. Theodoret., v, 9.
2. Anliquissima3 vero, vereque apostolicîe, Antiochiensium in Syrîa ecclesise, in qua venerandum christianorum nomen primum innotuit, reverendissimum et religiosissimum Flavianum, tum illius provincise, tum Orientalis diocœsis episcopi in unum congregati, communi suffragio, episcopum ordinarunt; universa Ecclesia, communi consensu et quasi uno ore eum honorante. Id., ihid.