‹ Saint JéromeChapitre 101 sur 387 · Id., ihid · texte numérisé non relu

Id., ihid

lOG SAINT JÉRÔME.

une conséquence de leurs observations ou môme un simple désir de leur plaire. Cette brève et dédaigneuse notification se terminait par un avertissement d'une aigreur blessante, quoique méritée peut-être. Le concile invitait les évoques d'Occident à se défaire de toute partialité pour les personnes dans leur jugement sur le règlement des affaires, et à ne songer qu'au bien de l'Église, — la crainte de Dieu aidant ainsi que la charité spirituelle. « Si tout le monde se conformait à cette règle salutaire, ajoutaient les Pères orientaux, le corps de l'Église deviendrait comme celui du Christ lui-même, qui est entier pour chacun de nous^ »

Telle était en analyse la lettre du concile d'Orient ; celle de l'empereur s'expliquait plus nettement encore sur les exigences occidentales. Théodose y gourmandait avec sévérité les évêques itah'ens. Vouloir contraindre, disait-il, les Orientaux de se rendre à Rome, prétendre s'ingérer dans leurs affaires, c'était une folie, — c'était une offense. Les Orientaux ne viendraient pas!... à quoi bon alors statuer en leur absence, et ouvrir le cours d'interminables querelles? Le droit de chaque Église à se réglementer et à choisir ses chefs était écrit dans les canons; le nier ou le contester était créer un danger public... A propos du siège de Constantinople, l'empereur reprochait sans ménagement aux Occidentaux de s'être laissé duper par Maxime et par ses impostures. Pourquoi donc, à Piome, se montrer si crédule? pourquoi nourrir tant de rancune contre les Églises sœurs de rOrient"?

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