‹ Saint JéromeChapitre 104 sur 387 · Sozom., ibid. — Socrat., vi · texte numérisé non relu

Sozom., ibid. — Socrat., vi

3. Papa Epiphanius TOvxàyXwTto;, quia quinque linguis loquitur. Hieron., in Ruf.^ m.

pliane nous l'avoue lui-même. Tombé un jour, lorsqu'il était fort jeune encore, au milieu d'une secte gnostique qui professait une égale horreur de la continence et du mariage, il eut peine à se sauver des mains des femmes qui avaient entrepris sa conversion ^ Les travaux d'Épiphane lui méritèrent dans les Églises orientales les titres de nouvel apôtre et de nouveau Jean, héraut du Seigneur-; aussi, pour se rendre digne de ces grands titres, s'était-il constitué la sentinelle vigilante, infatigable, de l'enseignement chrétien, depuis les bornes du Pont- Euxin jusqu'à celles de la Libye.

Avec tant de science, l'évêque de Salamine avait la simplicité d'un enfant ^ : il se laissait aisément tromper, et plus aisément encore il était la dupe de ses propres rêves. Habitué à subtiliser, à distinguer, à chercher une intention sous chaque mot, il avait fini par voir des hérésies partout. Ses contemporains lui reprochèrent d'avoir créé plus d'une fois, par ses illusions, des erreurs qui prenaient corps par sa réfutation même, et qu'il fallait combattre ensuite sérieusement : volontiers l' eûton comparé à un chasseur en défaut, à la piste d'un gibier imaginaire. En dehors de ces excès de zèle théologique, Épiphane était bon, charitable, honnête ^ mais d'une humeur facile à irriter. On le respectait dans le monde oriental, et on lui pardonnait ses défauts en considération de sa parfaite bonne foi. Il avait publié, quand il vint en Occident, la plupart de ses livres, et entre autres son fameux Panar km, c'est-à-dire son coffret aux médicaments. Cet ouvrage immense, au titre si

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