Hieron., Biif. Apolog., ii
2. Quœso te, ainice carissime, ut ia ecclesiasticis tractatibus, ubi de veritate dogmatum quaeritur, et de salute animarum nostrarum majorum flagitatur auctoritas, hujuscemodi deliramenta dimittas et prandiorum cœnarumque fabulas pro argumento non teneas veritatis... Hieron in Buf., II.
Macédoine, où ils séjournèrent quelque temps près de l'évèque de Thessalonique. Jérôme ne quitta point Rome, et Damas se l'attacha définitivement comme se<;rétaire de la chancellerie pontificale ; il le chargea de dresser les confessions de foi, de dicter les épitres ecclésiastiques et de répondre aux consultations des conciles d'Orient et d'Occident ^ Les lettres qui nous restent de l'évèque romain témoignent de sa vive amitié et de sa grande admiration pour Jérôme; il le traitait avec une familiarité paternelle, le consultant sur ses propres lectures, étudiant ses ouvrages, et lui proposant, soit de vive voix, soit par lettre, des questions sur les difficultés des Écritures. Plein d'une estime profonde pour les livres de ce fils d'adoption, il voulut en copier plusieurs de sa main-. Damas l'aiguillonnait sans cesse à écrire, « ne voulant pas, disait-il, le laisser s'endormir sur l'œuvre des autres ^ » Dans leurs mutuels épanchements , Jérôme étalait aux yeux du vieillard émerveillé ces trésors de l'interprétation symbolique qu'il rapportait d'Orient, et auxquels sa féconde imagination savait ajouter de nouvelles richesses.
Le plus important des ouvrages qu'il entreprit alors sur l'ordre de son protecteur fut la traduction des livres du Nouveau Testament et la révision des Évangiles. Les originaux de ces livres, écrits en grec, avaient donné lieu à plusieurs traductions latines dont on se servait en Occident; infidèles et fautives, ces traductions présentaient entre elles de telles différences que, suivant le mot de Jérôme, on y pouvait compter presque autant