Hieron., ad Princip., Ep. 9G
12i SAINT JÉRÔME.
par la mort d'une des veuves les plus respectées, Léa, qui avait créé de ses deniers, dans l'intérieur de la ville, une maison de refuge pour les catécliumènes. Enfin l'Église domestique voyait toujours avec orgueil la digne matrone Asella aider la fondatrice dans les soins de sa direction. Moins instruite et moins brillante que Marcella, mais plus grave de maintien et plus âgée, elle était considérée par toute la communauté comme une véritable mère. Jérôme ne lui parlait qu'avec les formules du respect filial, tandis qu^il appelait Marcella sa sœur K Une anecdote fera juger de l'estime dont on entourait cette âme simple et candide. On racontait qu'un peu avant la naissance d'AselIa, son père avait cru voir en rêve une fiole du plus pur cristal resplendissant de lumière : dans ce songe bizarre, les amis d'Asella se plaisaient à trouver une prophétie -.
Des hommes, en petit nombre, mais distingués tous par la naissance et le savoir, se groupaient autour du cénacle patricien. C'était d'abord Pammachius, cousin de Marcella, condisciple de Jérôme dans les écoles de Rome, son ancien émule, aujourd'hui son admirateur ^ Comme l'amour se mêle toujours un peu à la dévotion, Pammachius s'était épris de la seconde fille de Paula, Pauline, qu'il épousa quelque temps après ; il menait alors de front les affaires de la piété et celles de son mariage.
Venaient ensuite Océanus,Marcellin et Domnion,tous trois, non moins que lui, attachés de cœur à Jérôme. Océanus et Marcellin devaient joindre un jour une