‹ Saint JéromeChapitre 118 sur 387 · Hieron., Ep. 79; Ep. 84; Ep · texte numérisé non relu

Hieron., Ep. 79; Ep. 84; Ep

2. August. Collât. Carthag., c. ccclvii, § 3, t. II. Concil. Labb.

3. Loth temporis nostri Domnione, viro sanctissimo. Hieron., £j9. 48.

joie d'y avoir rencontré, près de Daniel, Ananias, Azarias etMisaëP. » C'étaient les quatre amis que je viens de désigner.

Le nom de Mélanie intervenait à chaque instant dans les entretiens de l'Église domestique; presque tous les fidèles de TAventin l'avait en efïet connue, et la plupart de leurs familles étaient alliées à la sienne. Le récit de ses lointains pèlerinages, où elle déployait un rare courage avec une libéralité plus rare encore, avait fait oublier sa faute; d'ailleurs son fils Publicola, grandi sous la tutelle du préteur de la ville, était devenu homme, et, sans rancune contre la religion qui l'avait privé de sa mère, il allait épouser une femme chrétienne. On s'extasiait donc, en pleine sûreté de conscience, sur les aventures de Mélanie, dont plus d'une pieuse matrone enviait le sort. Inspiré par une vieille alfection pour la noble Romaine, Jérôme la proclamait une sainte, une autre Thècle, comparant ses mérites à ceux de la fille spirituelle de saint Paul- : c'est en ces termes enthousiastes qu'il avait parlé de cette femme étrange dans sa chronique publiée à Constantinople.

La vie de Mélanie, en effet, n'avait été, depuis son départ furtif de Piome, qu'une longue suite de fatigues, d'héroïques dévouements, de traits d'audace àpeine croyables. Débarquée en Egypte à la veille d'une persécution ordonnée par Valens contre les catholiques, elle y avait pris part en vaillante chrétienne. Rufin, qui était allé la rejoindre après avoir quitté Aquiléc, et s'était fait son

1. O quam multi sunt senes et judices Israël, quos rex Babylonias frigit in sartagine sua ! Quam multae Suzannas quae candore pudicitiae

sponso serta componunt! Quum in Babylone invenitur Daniel,

Ananias, Azarias, Misael. Hieron., Ep. ad Princip., 12,

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