Paulin., Ep. 10. — Cf. Pallad., Hist. Laus., c
4. Voir, au sujet de l'arianisme et des persécutions ariennes, mon Histoire de la Gaule sous la dominatiou l'omaine, i. II, et mon Histoire d'Attila, 1. 1, ch. II.
Cependant les plus qualifiés parmi les solitaires de Nitrie avaient été mis aux fers. Comme leur présence en Egypte encourageait la résistance, l'empereur ordonna qu'ils fussent transférés à Dio-Gésarée, en Palestine, où se trouvaient déjà plusieurs évêques isolés. Au nombre des solitaires ou des prêtres qui allaient être ainsi transportés figuraient deux hommes bien connus en Occident : Ammonius et Isidore, les compagnons de l'évoque Athanase dans sa fuite à Rome, les hôtes et les amis de la maison d'Albine ^ Mélanie, durant ses courses à travers l'Egypte, avait été l'objet de leur sollicitude ainsi que des prévenances dWthanase, mort depuis quelques années. Ils étaient vieux maintenant, du moins Ammonius, et décidés l'un et l'autre à mourir pour la foi consubstantialiste. Isidore, grand-hospitalier d'Alexandrie sous Athanase, venait d'être dépouillé de sa charge; Ammonius, redevenu moine et abbé de Nitrie, montrait en signe de gloire monastique la place d'une oreille qu'il s'était coupée autrefois pour échapper au danger d'être évêque. Menacé de se voir ordonner de force par ses supérieurs ecclésiastiques, tant on faisait cas de ses vertus, il s'était infligé volontairement cette mutilation, qui, d'après les canons, le rendait impropre au suprême sacerdoce -.
Quand la troupe des captifs partit, Mélanie ne voulut abandonner ni les deux saints personnages ni leurs compcignons de martyre : elle courut elle-même les attendre à Dio-Césarée. Installée obscurément dans un coin de l'ancienne ville d'Hérode Antipas, aujourd'hui métropole de la Galilée romaine, elle pourvoyait à la