Tirunculas nostras. Hieron., Ep. ad Paul
comprendre passablement les psaumes ^ Ce fut une grande joie pour tous quand on l'entendit unir son chant à celui de sa mère et de sa sœur dans les mélodies du roi-prophète, sous les lambris de l'Église domestique. Ainsi la communauté faisait des conquêtes illustres, et l'esprit de réforme, introduit au sein de familles puissantes, commençait à se flatter d'une victoire prochaine : un orage subit vint ébranler toutes ces espérances et troubler la sérénité de Jérôme.
Les idées monastiques, partout où elles s'implantaient, amenaient avec elles le débat d'une question qui était dans leur essence môme : celle du célibat religieux, ou, suivant la formule chrétienne, de la virginité opposée au mariage. Délicate en tout pays du monde, cette question l'était particuUèrement à Rome, où les mœurs traditionnelles glorifiaient le mariage, où la fécondité des femmes avait passé jadis à l'état de vertu publique, où les lois enfin punissaient comme un délit social le célibat des hommes'. Ces lois, il est vrai, avaient perdu leur force sous les empereurs chrétiens, mais l'esprit qui les avait dictées n'était pas éteint dans la ville aux sept collines : il vivait au foyer des maisons patriciennes, avec ce qui restait des institutions de la famille et du respect des ancêtres. Le monacliisme, fondé sur