‹ Saint JéromeChapitre 14 sur 387 · Amm. Marc, xiv · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xiv

2. Utquc prœlioi'um, periti redores, primo catervas deiisas oppoiimit et fortes, dciiide levés armaturas. Amm. Marc, xiv, 0.

Marcellin^ Tout le monde regarde, s'inquiète, s'informe, et le riche sénateur se demande à lui-même s'il ne soutient pas bien le nom de ses ancêtres.

Avec le soir commencent d'interminables festins où siège un peuple de flatteurs et de parasites , et dont les mers, les fleuves, les montagnes du monde entier semblent avoir été les pourvoyeurs. A chaque monstre qui paraît sur la table, des cris de surprise se font entendre; les convives s'exaltent, ils veulent savoir le nom, le poids, l'origine de chaque chose. Ce poisson vient-il du Pont-Euxin ou de l'extrême Océan? Est-ce l'oasis d'Egypte ou la montagne du Phase qui nous envoie ces oiseaux? Des serviteurs accourent avec des balances, on pèse les poissons, on pèse les oiseaux et les loirs-, trente notaires sont là, tablettes en main, pour en dresser l'inventaire- : ce sont les archives de la famille. Cependant l'heure des divertissements est venue; des esclaves voiturent à travers la salle un orgue hydraulique aussi grand qu'une maison; d'énormes lyres le flanquent avec des flûtes et d'autres instruments variés, puis la musique retentit, une redoutable musique, s'écrie Ammien Marcellin, habitué en Orient à de moins bruyantes symphonies. Suiventla danse et la pantomime, exécutées par des danseuses et des histrions en renom. Les pantomimes élaienttoujours la fureur des patriciens; aussi, (( de quelque côté que l'on porte ses pas, nous dit le même témoin oculaire, on voit des femmes à longs cheveux bouclés, qui, en se mariant, auraient pu donner des sujets à l'État, danser sans fin et exécuter par leurs mouvements des attitudes théâtrales ^ » Une famine

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