‹ Saint JéromeChapitre 160 sur 387 · Strab., Geogr., XVI, ii · texte numérisé non relu

Strab., Geogr., XVI, ii

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bientôt vu tout ce qui pouvait les intéresser dans une ville provinciale, fût-elle magnifique comme Antioclie, fût-elle, comme Antioclie, le type le plus accompli des villes d'Asie : ce n'était pas pour si peu qu'elles avaient fui Rome. Un seul vœu s'échappait de leur cœur, un seul cri sortait de leur bouche : « Jérusalem! » Vainement Jérôme et Paulin objectaient qu'on n'était encore qu'au milieu de l'hiver \ que le froid sévissait dans les montagnes avec une rigueur inaccoutumée, et que les pentes du Liban se trouvaient encombrées de neige - ; Paula voulut partir. Il fallut organiser une caravane en toute hâte, car, alors comme aujourd'hui, on ne voyageait guère que par troupe dans les contrées qui avoisinent TArabie et le Liban. Tous les Occidentaux en devaient faire partie, et probablement aussi quelques amis orientaux de Jérôme, mais non pas Paulin, qui, chargé de soins et d'années, fut contraint de rester dans Antioche.

Deux routes menaient de cette ville aux frontières de la Palestine : l'une, remontant le cours de l'Oronte, suivait dans sa longueur cette grande vallée concave que les Grecs appelaient Cœlé-Syrie, c'est-à-dire « Syrie creuse, » puis, se bifurquant dans deux directions, se portait à gauche sur Damas, à droite sur la Phénicie et Béryte, par les vallées transversales du Liban; l'autre gagnait directement Béryte en côtoyant la Méditerranée. La première était la plus commode assurément, au moins dans une partie de son étendue; mais, malgré les villes importantes et les postes de troupes échelonnés

1. Media hyeme... frigore gravissimo. Hieron., Ep. 80; in Ruf., ii.

2. Tantos inter ardores (Libanum) fidum nivibus. Tacit., Hisl., v, G.

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