Noiit. Imj). Rom. — Part, Orient., t. I, p
le confident de Constantin, Eusèbe, qui, originaire de la province, en avait éclairé l'histoire par ses ouvrages* Jérôme, sans faire grand cas du caractère d'Eusèbe, estimait du moins ses livres, car il traduisit, en l'annotant, le traité de l'évêque grec sur les Lieux renommés de la Judée, et il le suivait presque toujours comme un guide certaine Césarée, par suite de circonstances diverses, était alors le centre des études chrétiennes en Terre Sainte, comme Tibériade, dont nous parlerons plus loin, y était le centre des études hébraïques. Origène avait habité Césarée au iii*^ siècle, et la bibliothèque de cette ville conservait comme un trésor un manuscrit de ses Hexaples qui passait pour la meilleure édition de ce grand livre. Jérôme profita de l'occasion pour le consulter et en recueillir les variantes principales -. Nous verrons que c'était le procédé ordinaire du savant voyageur, qui faisait servir ses pèlerinages à la science autant qu'à la piété : u Voyager, disait-il souvent, c'est vouloir apprendre ^ »
Le nom d'Hérode, qui se lisait en pompeuses inscriptions sur les plus beaux monuments de la Palestine, était attaché aussi à bien des ruines. Ce grand constructeur de villes et de palais, qui tuait ses enfants par haine et ses femmes par amour, avait la prétention d'être aussi bon fils que mauvais père. Il avait dédié à la mémoire de son père, Antipater, à quelques milles de Césarée, la ville d'Antipatris, que Jérôme et ses amis visitèrent, sans