Act. Apost., X
3. Locus satjs editus, ut inde tradant Hierosolyma coiispici. Strab,, XVI, 2.
parfums. Deux endroits renommés se présentèrent d'abord sur leurs pas : à droite Arimathie, patrie de l'homme juste qui mérita Thonneur de donner son tombeau au Christ; à ganche, Nobé, plus sépulcre que ville, suivant le mot de Jérôme^; ancienne bourgade lévitique dont le roi Saiil, dans une de ses fureurs, avait fait passer au fil de Tépée tous les habitants, parce qu'ils se déclaraient pour David. La petite caravane ne s'y arrêta pas : Diospolis, au contraire, la retint.
Diospolis, ou plutôt Lydda, pour lui rendre son nom hébraïque, possédait dans ses murs un de ces trésors que Jérôme cherchait avec passion, et dont il ne s'éloignait qu'à regret quand il Pavait trouvé : c'était un Juif instruit, capable de le guider dans la connaissance des lieux qu'il parcourait et de répondre à toutes ses questions. Le rabbin qui habitait Lydda était estimé de ses compatriotes non moins pour son caractère que pour son savoir -. Jérôme se lia avec lui et le fit venir plus tard à Bethléem pour lire ensemble le livre de Job; mais le Juif ne donnait pas gratuitement ses leçons, et Jérôme se plaint d'avoir payé un peu cher le profit qu'il en tira^ Ce qu'il fit à Lydda, il le répéta tout le long de la route. Quand il ne trouvait pas de savants, il s'adressait aux habitants et aux guides. Lui-même nous raconte avec une joie naïve que, sur les indications d'un a certain Hébreu, » il découvrit la vraie position d'un village sur lequel les commentateurs de la Bible avaient longtemps
1. Nobe urbem quondam saccrdotum, nunc tumulum occisorum... Hieron., Ep. 80.