Cyril., Catech. 13. — Itin. Hierosol
rois. » Des sept synagogues renfermées autrefois dans Sion, il en restait une encore, aujourd'hui déserte et délabrée ^ Seul debout au milieu de cette solitude, un monument de la foi nouvelle semblait braver les destructions du temps et des hommes : cette maison à deux étages où Jésus avait fait la Pàque avec ses apôtres, et où, cinquante jours après sa résurrection, cent vingt disciples reçurent le Saint-Esprit : le Cénacle, comme on l'appelait, avait été transformé en église et attirait un grand concours de fidèles ^ Les voyageurs s'y rendirent, et purent voir au péristyle la colonne à laquelle, suivant la tradition, Jésus avait été flagellé : on y montrait même des gouttes de sang ^
Descendirent-ils de Sion pour remonter à Moria et visiter, après la cité de David, celle de Salomon et les ruines du temple? On peut le supposer, quoique Jérôme n'en parle point, car c'était la tournée habituelle et en quelque sorte obligée des pèlerins. Ils purent alors contempler ces ruines recouvrant d'autres ruines, et les deux statues d'Adrien dominant le Saint des Saints, comme le génie de la profanation. Les guides faisaient remarquer, à un endroit situé entre l'autel et le parvis, le sang du prêtre Zacharie, resté vermeil, dit Vltinlraire de Bordeaux, comme s'il eût été versé le jour même *. On montrait aussi une grande pierre percée que les Juifs venaient oindre chaque année, et sur laquelle ils se lamentaient et déchiraient leurs vêtements, droit qu'ils achetaient