‹ Saint JéromeChapitre 19 sur 387 · Coi). Th., 1. XVI, t. II, leg · texte numérisé non relu

Coi). Th., 1. XVI, t. II, leg

14 SATNT JÉRÔME.

le peut, un prêtre chrétien ne le peut pas; je suis loin de m'en plaindre pour l'Église, mais je rougis pour ceux qui ont rendu la loi nécessaire'. » La loi était formelle, on l'éluda sous couleur de libéralités faites aux pauvres par les mains du clergé -, et le nouvel abus devint bientôt si criant que saint Ghrysostome conseillait à ses ouailles de distribuer leurs aumônes elles-mêmes, sans en charger ni prêtre ni diacre. ^ La recommandation de l'évêque était encore plus infamante que la loi. Il est évident qu'une réforme morale de la société romaine devait commencer par celle du clergé, d'où descendaient de si tristes exemples.

Diverses causes politiques, administratives et religieuses avaient contribué à donner au siège épiscopal de Rome une position exceptionnelle parmi les autres. Constantin, lors de l'organisation hiérarchique du sacerdoce chrétien, ayant assimilé les évêques aux fonctionnaires civils et proportionné l'importance des évêchés à celle des métropoles administratives, le siège épiscopal romain, suivant le sort de la ville éternelle, se trouva sans égal au monde. Toute privée que Rome était de l'action du gouvernement, puisque les Césars ne l'habitaient plus, la vieille métropole de l'empire, (( ce domicile des lois, cette reine du monde '^, »

1. Pudet dicere : sacerdotes idolorum, mimi et aurigae, et scorta haereditates capiunt; solis clericis et monachis hoc lege prohibctur; et prohibetur non a persecutoribus, sed a principibus christianis. Nec de lege conqueror, sed doleo cur meruerimus hanc legem. Hierou., Ep. 34.

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