‹ Saint JéromeChapitre 198 sur 387 · Joseph., Dell. Jud., iv · texte numérisé non relu

Joseph., Dell. Jud., iv

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le tableau imposant qui se déployait sous ses yeux. Ils apercevaient à leur droite et dans le lointain , nous dit Jérôme, l'Hermon, point culminant de tout le Liban, et où le Jourdain prend sa source au milieu des neiges éternelles. Le fleuve, courant du nord au sud, apparaissait ensuite comme une ligne blanchâtre tracée à l'orient. A l'occident, on pouvait distinguer la Grande-Mer, et suivre le cours du fleuve Cison qui s'y jette, après de longs méandres à travers la plaine de Galilée, qu'il coupe par le milieu. La campagne était parsemée de villes et de bourgades, nommées dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Ici on remarquait le lieu où la prophétesse Débora rendait la justice sous un palmier, et celui où, par ses conseils, l'armée de Sisara fut anéantie; là, le bourg deBétliuIie, patrie de Judith; plus loin, Endor, avec son autre prophétesse et ses évocations magiques; enfln, au midi et sur la rive même du Cison, Naïm, où Jésus ressuscita le fils de la veuve, et qui était encore au iv= siècle une ville assez importante. Dans la relation malheureusement trop résumée de ce voyage, Jérôme nous retrace cependant avec complaisance les grandes lignes de ce tableau, comme s'il avait encore vivants dans la pensée sa propre émotion et l'enthousiasme de son amie^

Ils touchaient au bout de leur pèlerinage, et Jérôme en précipite le récit. « Le jour finirait plus tôt que mes paroles, nous dit-il, si je voulais énumérer tous les lieux parcourus par la vénérable Paula-. » Il cite Capharnaùm, où nos pèlerins ne virent plus sur le front de la

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