‹ Saint JéromeChapitre 201 sur 387 · Oppidum Domiiii, Nitria. Hieron., Ep · texte numérisé non relu

Oppidum Domiiii, Nitria. Hieron., Ep

2. Et in Socotli atque apud fontom Samson, quam de molari maxillas dente produxit, subsistam parumpei- : et arentia ora collnam... Hieron., ibtd.

3. Morasthim , sepulcrum quondam Miclieœ prophetai, nunc ccclesiam. Hieron., Ibid.

fâcheux, quoiqu'ils côtoyassent la dangereuse frontière des Iduméens et des Coréens infestée par les Arabes. Le seul désagrément de leur route fut la fatigue causée par ces sables mobiles, qui se dérobaient sous le pied des montures, et où s'effaçaient en un clin d'œil les vestiges des hommes. Cheminant au plus près possible de la mer, ils tournèrent le cap et les lacs de Casius, et se trouvèrent bientôt en face du fleuve Sior, près de son embouchure pélusiaque. C'est par ce nom de Sior, qui signifiait le bourbeux, le t7'oublc^, que les anciens Hébreux désignaient ou ce bras du Nil ou le Nil tout entier, et nos érudits voyageurs se gardèrent bien de lui en appliquer un autre, par respect pour la science. Péluse, qui n'avait point de souvenirs bibliques, ne les retint pas ; ils coururent au contraire à Tanis chercher dans les roseaux du fleuve la trace du berceau de Moïse, et dans la terre de Gessen les pas des Israélites fugitifs. Chemin faisant, Jérôme observa que les cinq villes égyptiennes qu'il traversait parlaient la langue cliananéenne. Il remarqua aussi que le Nil, à ses sept embouchures, était si faible qu'on pouvait presque le franchira pied sec. a Comment, demandait-il aux Égyptiens, de si faibles eaux peuvent-elles être dirigées et utilisées pour la fertilisation d'un si grand pays, et comment les relations des villes et les transports du commerce peuventils avoir lieu sur un pareil fleuve? » Il apprit alors qu'un peu plus haut le Nil coulait à pleins bords, entre deux digues élevées le long de ses rives; que ces digues avaient une hauteur déterminée, de telle façon que, si le niveau des eaux ne dépassait pas les bords supérieurs,

1. Veniam ad /Egypti fluvium Sior, qui interpretatur turbidus» Hieroii., Ep. 80.

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