Hieron., Ep. 18. — Vit. Patr., m, c
3. Lascivientem adolescentularam carnem crcbris et duplicatis frangcbat jejuniis, malens eis stomaclium dolere quam mentem. Hieron., Ep. 18.
ti76 SAINT JÉRÔME.
C'étaient à ses yeux des défauts nuisibles à l'ordre et qu'il fallait réprimer. Le larcin lui faisait autant dhorreur que le sacrilège \ et le détournement de quelque bagatelle parmi les sœurs passait dans la communauté pour un crime presque irrémissible.
Tel était le régime des couvents de Paula. Le monastère d'hommes soumis à Jérôme nous apparaît moins comme une maison d'ascétisme monacal que comme une retraite de savants, venus de toutes les parties du monde retremper leur esprit, en même temps que leur âme, dans une pieuse solitude, auprès de la Crèche du Sauveur. Quant à l'hospice destiné à l'hébergement des étrangers, il regorgeait continuellement de visiteurs et de pèlerins, hommes et femmes, et, malgré la douce inspiration des fondateurs, Joseph et Marie, s'ils s'étaient présentés, auraient bien pu n'y pas trouver de place. Chacun y était reçu, à quelque nation, à quelque rang qu'il appartînt. « Nous ne sommes pas ici, disait Jérôme, pour peser le mérite de nos hôtes, mais pour leur laver les pieds-. » Néanmoins ce concours tumultueux le troublait et lui prenait le meilleur de son temps. Ces admirations, ces curiosités indiscrètes, l'importunaient. « Notre solitude, écrivait-il à Rome, est devenue une foire perpétuelle de passants; la paix en est tellement bannie qu'il nous faudra ou fermer nos portes ou abandonner l'étude des Écritures, qui nous ordonnent de les ouvrira » Pour se soustraire à ces ennuis, il gagnait en