‹ Saint JéromeChapitre 232 sur 387 · Hieron., adv. Jovian., i · texte numérisé non relu

Hieron., adv. Jovian., i

2. Hieron., Ep. 34, ad Nepotian. De vit. Cler. et Monach.; Ep. 95, ad Rustic. monach., etc.

vie ne faisait point oublier non plus à Eiistochium et à Paula les êtres si chers qu'elles avaient laissés en Occident. Malgré l'entraînement religieux, malgré cette fièvre de solitude qui l'avait arrachée à ses entants, Paula était toujours une tendre mère, et ceux d'entre eux qui étaient chrétiens lui pardonnaient volontiers, car ils se fussent fait scrupule de blâmer une conduite à laquelle les plus grands docteurs chrétiens applaudissaient.

Pauline, devenue femme de Pammachius, promettait de lui donner bientôt un héritier. Toxotius grandissait en âge plus rapidement qu'en raison, au jugement de sa mère. 11 restait païen , païen moqueur, poursuivant les chrétiens de ses sarcasmes^ jusqu'au jour assez prochain où l'amour le transformerait. On le destinait à Léta, fille d'Albinus, pontife des dieux païens; mais Léta était chrétienne par sa mère, et le mot de saint Paul devait se réaliser encore une fois : « Femme, qui sait si vous ne convertirez pas votre mari? » Furia, lasse de son veuvage, se décidait à le rompre, non sans beaucoup d'hésitation et de crainte du jugement de ses amis, et elle envoyait à Jérôme, à titre de consultation, un long exposé de ses raisons. Jérôme répondit par ce virulent traité contre les secondes noces , dont j'ai cité précédemment quelques passages -. Un événement cruel venait de frapper Marcella : Albine était morte, laissant autour de sa fille un vide que rien ne pouvait combler. Jérôme eût désiré la voir quitter Rome pour venir vivre avec eux; Eustochium et Paula le souhaitaient encore davantage, et ils résolurent tous trois de lui écrire.

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