Hippocrates Christianoram vocatur. Hieron., Ep
2. Ego misellus dum in solitudine delitesco, a tanto pontifice repente truncatus, presbyteri nomen amisi... Et quia sine emplastro venerat, et medicorum armamenta non liabebut... Hieron., ibicl.
ments de Jérôme : c'était en un mot la lettre d'un complice et non celle d'un juge.
En effet, après son arrivée, il resta quelque temps à Jérusalem, dans l'intimité de Jean et de Rulin, complotant ensemble les différentes mesures à prendre vis-à-vis de leurs adversaires. Quand tout fut arrangé, il annonça sa visite à Bethléem, où il revint jusqu'à trois fois. Son attirail et sa tenue en face de ces pauvres moines déguenillés, suivant le mot de Jérôme \ furent tout à fait épiscopaux ; il affectait un air à la fois dévot et superbe : on eût dit un ambassadeur qui venait régler les destinées d'un État. On le reçut au monastère avec la dignité qui convenait à ses habitants. Jérôme lui demanda d'abord la lettre que le patriarche avait dû lui écrire avant de le faire interroger : Isidore répondit qu'il ne l'avait pas, et qu'à Jérusalem on lui avait conseillé de ne point la remettre. Il lui demanda alors à voir ses instructions et en quelque sorte ses lettres de créance : « Un légat, disait-il, est tenu de jusfiûer de ses pouvoirs. » Isidore s'y refusa arrogamment, et on fut obligé dépasser outre aux explications. L'Égyptien avait la réputation d'un théologien habile, et Jérôme crut pouvoir aborder les points de doctrine qui le séparaient de Jean de Jérusalem -, mais Isidore, esquivant les réponses, se retrancha dans cette argumentation : u Gomment pouvez-vous prétendre que Jean soit hérétique, quand vous avez communiqué avec lui-? — Mais, répliquait Jérôme avec feu, je l'ignorais alors, j'ai été éclairé depuis par les lettres du vénérable évoque
1. Isidorus, presbyter QzoGzôéaxoLxo;... sacro et venerabili incessu... c im pannosa turba et sordidatis gregibus... Uieron., Ep. 38.
'2. Quum enim objiceret uobis : quare ei communicastis, si haereticus orat?... Hieron., ibid.