‹ Saint JéromeChapitre 273 sur 387 · Alise sunt legcs Csesarum, alise Chiisti. Hieron., ibicl · texte numérisé non relu

Alise sunt legcs Csesarum, alise Chiisti. Hieron., ibicl

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cane. Elle bâtit aussi à Ostie un hospice pour les étrangers, et non-seulement elle soulageait de ses deniers les malades et les pauvres, mais elle les servait de ses mains, ne reculant pas devant les soins les plus abjects. Cette charité passionnée eût racheté chez elle de plus grands torts que les siens. Quant à son premier mari, l'histoire n'en parle plus, et il esta croire qu'elle ne retourna jamais à lui : l'Église acceptait volontiers les séparations entre époux ; elle était môme très-disposée à les provoquer, quand la vie religieuse en devait être la conséquence.

Cependant le vaisseau qui conduisait Rufin en Italie, (( vaisseau chargé de blasphèmes, » suivant le mot de Jérôme, avait pris terre à Ostie^ S'il ne portait pas dans ses flancs « la peste et le poison pour la foi romaine, » comme on l'en accusait à Bethléem, il portait au moins la guerre, car lîufin était parti approvisionné d'ingrédients théologiques propres à réveiller en Occident l'incendie assoupi en Orient : il avait avec lui une collection des livres d'Origène et de ses principaux disciples.

Ce n'est pas que Rufin se proposât de prêcher l'origénisme dans l'Église de Rome à front découvert et de se faire martyr du confesseur de Césarée : ses allures étaient plus prudentes. Il se mit dès son arrivée à parler d'Origène et de l'origénisme, et à glisser dans ses dis-

1. Navem pleiiam blaspliemiarum, Romano intulit portui. Uieron., Ep. 9G.

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