LIVRE PREMIER
et un fils encore enfant, nommé aussi Toxotius, et qui semblait avoir puisé clans la ligne paternelle un esprit inné d'aversion ou cle dédain pour les chrétiens^
Telle était, autant qu on en peut juger d'après des indications fort incomplètes, la composition du petit cénacle de l'Aventin vers l'année 380, lorsque arrivèrent les événements que je vais raconter.
Aucune règle fixe ne présidait à cette réunion de personnes si diverses et qui ne pratiquaient pas la vie en commun. On se bornait à lire ensemble les Écritures, à cbanter des psaumes, à se concerter pour quelques bonnes œuvres, à s'entretenir de la situation de l'Église, des progrès de la vie spirituelle en Italie ou dans les provinces, à lire enfin la correspondance des frères et des sœurs voués au debors à la recliercbe des perfections monastiques. Celles des associées qui fréquentaient le monde venaient se retremper quelques beures dans ces saintes assemblées, puis retournaient à leurs familles. Celles qui étaient libres vaquaient, comme bon leur semblait, à des exercices de religion, et Marcella se retirait dans son désert. La science fit bientôt partie de leurs exercices. Toute Romaine de naissance distinguée savait un peu de grec, ne fût-ce que pour dire à ses favoris, suivant le mot de Juvénal, répété par un Père de l'Église : Zw'/) y.oLi <^i»y'/i, «ma vie et mon âme-;» les