‹ Saint JéromeChapitre 32 sur 387 · Quoties lascivum intervenit illud · texte numérisé non relu

Quoties lascivum intervenit illud

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Juven., Sat. vr.

matrones chrétiennes l'étudièrent mieux, et pour un meilleur usage. Il circulait en Italie plusieurs versions latines de l'Ancien et du Nouveau Testament, assez différentes les unes des autres, et cette diversité môme engageait les esprits sérieux à remonter, pour les Évangiles, à l'original grec, pour les livres des Juifs, à la traduction grecque des Septante, qu'avaient suivie de préférence les traducteurs occidentaux. Les dames chrétiennes se mirent donc résolument à l'étude du grec, plusieurs y joignirent celle de l'hébreu, afin de pouvoir chanter les psaumes dans la langue du roi prophète. MarcellaetPaula furent du nombre : la première devint même, parla comparaison intelligente des textes, si forte dans l'exégèse des Écritures qu'elle était fréquemment consultée par des prêtres ^ Ainsi le christianisme relevait la femme par la science comme par les sentiments du cœur. Tout en fulminant contre les études profanes à ses yeux entachées de paganisme, mais maîtresses des seuls modèles du beau, il y ramenait involontairement les esprits; la Bible conduisait à Homère.

Cependant les aspirations vers la vie monastique se répandaient hors de Rome, surtout dans le nord de l'Italie. L'exemple de Marcella était suivi en plusieurs lieux avec moins d'apparat, mais d'une façon plus complète. Les biographies des solitaires orientaux circulaient maintenant par milliers en Occident, et enflammaient les jeunes imaginations. Les îlots de l'Adriatique, ceux de la mer de Toscane, les vallées sauvages de l'Apennin ou des Alpes, eurent leurs apparitions d'anachorètes vêtus comme les solitaires d'Egypte, apparitions passagères pour la plupart. La Gaule aussi vit se produire quelques

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