Tu Baïocassis stirpe Druidarum satus
Si fama non fallit fldem, Beleni sacratum ducis e templo genus :
En inde vobis nomina; Tibi Paierie, sic Ministres nuncupant
Apollinaris mystici...
Auson., Clar, Prof. iv.
2. Apollini Belfno aug. sacp.. — Fonti Beleno. — Belex. Aug. Cf. Orelli, Inscript.. I, p. 349, 350. — Cons. mon Histoire des Gaulois, 1. iv, c. i ; 1. VIII, c. 2.
tantôt les surnoms latins de Phœbicius et de Delpliidius^, qui rappelaient leur consécration romaine au dieu Apollon. Chez eux comme chez les prêtres grecs de Phœbus, la culture de la poésie et des arts, et probablement aussi celle de la médecine, étaient considérées comme des branches du sacerdoce. Doués de rares facultés, les ancêtres d'Hébidie acquirent un grand renom dans les Gaules, comme professeurs d'éloquence ou de poésie. Sous le règne de Constantin, un Attius Patéra s'illustra dans renseignement de la rhétorique à Piome, et mérita le titre de « maître des puissants orateurs, » que lui donna plus tard le poëte Ausone. Son père Phœbicius et son frère exercèrent à Bordeaux la même profession avec un éclat pareil. Delphidius son fils, avocat, poëte, magistrat, mêlé aux partis politiques sous les principals de Constance et de Julien, remplit la Gaule de sa gloire un peu turbulente, et, après de longs orages, vint mourir à Bordeaux, professeur comme ses aïeux.
Les femmes dans cette famille avaient l'intelligence et l'instruction des hommes, avec beaucoup de leur ambition. Emportées par Fesprit du temps, ces descendantes des vieux druides se firent chrétiennes. La veuve et la fille de Delphidius reçurent chez elles, près de Bordeaux, l'hérétique Priscillien, et devinrent les grandes prêtresses de sa religion, mêlée de mysticisme et de licence; puis, enveloppées dans sa condamnation, elles eurent toutes deux la tête tranchée -. Leur parente Hé-