‹ Saint JéromeChapitre 326 sur 387 · Eii. Jacub. ùp. Acl. Aimst., xv · texte numérisé non relu

Eii. Jacub. ùp. Acl. Aimst., xv

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ciples de Galatie, dans le double but de raffermir son autorité près de leurs Églises, et de justifier, aux yeux des incirconcis et des circoncis, la liberté évangélique qui taisait le fond de sa doctrine. Voici comment il la raconte. « Quand je vis que Pierre et les autres Juifs ne marchaient pas droit selon la vérité de la foi, je dis à Céphas, devant tout le monde: «Si toi qui es Juif, tu vis <( comme les gentils, pourquoi forces-tu les gentils à « judaïser^?» Ces paroles feraient croire que plusieurs gentils, voyant la scission de Pierre et des autres circoncis, se seraient sentis troubler dans leurs consciences : en tout cas. Barnabe, collègue de Paul dans la propagande des gentils, se laissa entraîner par l'exemple de Pierre-, et son maître ne le lui pardonna jamais.

Telle fut la scène d'Antioche. Paul n'ajoute rien de plus dans sa communication aux fidèles de Galatie ; et il faut qu'elle ait eu bien peu de retentissement dans le monde cbrétien, où de pareilles contestations devaient être fréquentes, puisque les Actes des Apôtres, qui sont, comme on sait, l'histoire de Paul, n'en font pas mention. L'apôtre des gentils en tire toutefois habilement parti, pour i^roclainer, devant les communautés qui suivent son Évangile, l'indépendance de son action : « Voilà, écrit-il, ce que j'ai dit en face à Céphas-! » Si les Actes des Apôtres, contemporains du fait, avaient négligé ou dédaigné de le mentionner, les écrivains de l'histoire ecclésiastique gardèrent le même silence pendant deux siècles. Mais vers le milieu du troisième, un de ces

1. Si tu cum Judoeus sis, gentilitor vivis, et non judaïce, (juomodo Gent.es cogis judaïzare? Paul., Ep. ad Galat., ii, 14.

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