‹ Saint JéromeChapitre 335 sur 387 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

dans le deuil est un entrelien importun K » Si récrit est vraiment de toi, mande-le-moi clairement et envoiem'en une copie, afin que nous disputions sans rancune sur l'Écriture, apprenant à corriger mutuellement nos erreurs ou à nous prouver l'un à l'autre qu'elles n'existent pas.

(( Quant aux livres de ta Béatitude sur lesquels tu voudrais mon jugement, à Dieu ne plaise que je me mêle de les censurer! Content de défendre mes ouvrages, je m'abstiens- de critiquer ceux des autres. Au reste, ta prudence sait trop bien que cbaque homme abonde dans son sens, et qu'il y a jactance puérile à imiter la jeunesse d'autrefois, qui cherchait à se faire un nom en accusant les hommes célèbres. Je ne suis pas non plus assez sot pour me chagriner des dissidences qui peuvent exister entre tes opinions et les miennes, parce que je' sais que ce n'est pas non plus t'offenser que d'avoir un autre sentiment que toi. Mais veux-tu que je te dise en quoi nos amis ont vraiment le droit de nous reprendre? c'est lorsque, n'apercevant pas la besace que nous portons sur le dos, nous nous mettons à rire de celle des autres.

(c Une chose me reste à te demander, c'est que tu aimes un homme qui t'aime, et que, jeune, tu ne viennes pas provoquer un vieillard sur le champ de bataille des Écritures. Nous aussi nous avons eu notre temps ; nous avons couru dans la lice tant que nos forces nous l'ont permis, et maintenant que c'est ton tour de courir, et que tu as franchi de longs esi)aces au delà de nous, nous réclamons de toi le repos. Et pour que tu ne sois pas le seul à invoquer contre moi les fables des poètes,

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